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Professeur de
littérature française à la prestigieuse université Yale aux États-Unis.
Ses études sur le roman libertin sont devenues des références. L'été,
elle troque sa baguette de teacher contre une plume de romancière,
qu'elle manie avec dextérité. Elle a frôlé le prix Femina, et on parle
encore de son roman Jouir (1996), aussi explicite que son titre
le suggère. Adepte de l'autofiction, elle dissèque les relations entre
les sexes. Elle peint en experte l'amour et le désamour, le désir
et l'indifférence, sans oublier le doute et la haine de soi.
Dans La Haine de la famille, elle se penche avec brio sur les
liens mère-fille. Ce roman, revendiqué comme autobiographique, fait
le bilan de l'héritage que se laissent les femmes sur trois générations.
Le tout autour d'une mère qui abhorre la maternité. Catherine Cusset,
drôle, grinçante ou tendre, colle à la vie sans jamais juger, préférant
laisser le lecteur libre de choisir son interprétation. Il en résulte
des personnages proches, si proches qu'on pourrait presque les toucher.
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