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Né dans le Nord
et tôt déménagé dans le Sud. Partage son temps entre Paris, où il
collabore à divers périodiques, et son verger dans la Brie. Écrivain
précoce, il publie son premier recueil de nouvelles à vingt-quatre
ans. Passe à l'écriture à la première personne dans son roman La
Correspondante. Un auteur nommé Éric Holder y est fasciné par
une de ses lectrices. D'abord attiré par le milieu huppé de cette
correspondante, le personnage choisit de conserver son intégrité et
de revenir vers les siens.
Vieillard et jeune fille, institutrice et maçon, grande bourgeoise
et écrivain peu recommandable… Éric Holder se penche sur les amours
impossibles, qui en général se consument d'elles-mêmes et laissent
la place à des amours solides, construites dans la durée. Artisan
du verbe et amoureux de la concision, Éric Holder écrit des chapitres
courts et précieux, laissant des blancs dans la page, comme en poésie.
Il réduit sa prose au minimum, jusqu'à atteindre la musique des mots.
Illustration de la lutte des classes et souci obsessionnel de la forme
: ce paradoxe résume la grâce d'un écrivain pour qui le roman doit
« réinventer la vie ».
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