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Prix Nobel de
littérature 2000. Né en Chine en 1940, il vit aujourd'hui à Paris
et nombre de ses œuvres sont censurées dans son pays. Tour à tour
activiste politique, victime puis observateur extérieur du régime
chinois, il rejette tout autoritarisme et dépeint un individu vainqueur
de l'histoire collective.
Gao Xingjian a commencé tout petit à écrire son journal. Pendant la
révolution culturelle, il a brûlé de son propre chef une malle pleine
de ses textes. Fils d'actrice, il fait du théâtre depuis toujours.
Les brouillons de ses œuvres sont d'ailleurs souvent dictés sur un
magnétophone. C'est une commande du ministère de la Culture qui le
pousse à écrire son premier texte en français. Ses œuvres sont marquées
par un mélange de tradition et d'avant-garde. Ainsi, pour son théâtre,
il revendique des influences aussi diverses que le théâtre traditionnel
chinois, Antonin Artaud, Bertold Brecht et Samuel Beckett. Ses pièces,
ses nouvelles et ses romans peuvent aussi bien nous entraîner aux
sources de la civilisation chinoise qu'au cœur de l'éros féminin et
masculin, ou dans les bonheurs simples du quotidien.
Gao Xingjian croit avant tout à l'importance de la langue dans la
littérature. Source de liberté, l'écriture lui permet d'explorer les
innombrables possibilités des mots. Il compte parmi les auteurs les
plus riches et les plus novateurs de la littérature mondiale actuelle.
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